Gravel Road

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Samedi 11 et Dimanche 12 août 2007
"Grave Roader" ! .........

11h40, Manon arrive à l’aéroport.
J’avoue qu’une fille dans l’équipe, ça fait zizir ! Ce soir, c’est resto au Bojangles, pub aux airs de Wild West, où l’on grignote des cacahuètes (attention, les coques doivent être impérativement jetées au sol !) On se prend la Big assiette : crocodile, émeu, buffle, chameau et kangourou. Je ne suis pas très viande, mais bon là, faut tester… Le plus tendre reste le buffle, quant au crocodile, je ne saurais pas trop comment décrire le goût, c’est… c’est assez spécial… 

Dimanche, on passe par la laverie pour donner un coup de neuf à nos fringues, puis on prend la route vers Kings Canyon. Après discussion au sommet, on décide de prendre à nouveau un raccourci. La « Gravel Road » nous économise une centaine de kms… mais elle reste non goudronnée et non autorisée.
Ces routes sont assez dangereuses pour un conducteur non averti, et malheureusement, sur ce coup-là, nous n’étions pas ASSEZ averti…
Le van prend de la vitesse, un coup de volant de trop et nous nous retrouvons sans dessus-dessous. La ligne d’horizon devient alors verticale… là on réalise…plus de peur que de mal, mais Marilyn est en sale état !
Le pare brise a volé, ce qui nous permet de nous extirper du van assez facilement…Moi qui m’inquiétais de cette petite fissure… ce n’est plus un problème…Mais nous en avons un plus conséquent. Comme remettre l’engin sur ses 4 roues ??
Heureusement, juste derrière nous, arrive un 4x4, avec 2 aborigènes. Ils nous aident à enlever les cailloux des pneus, et à redresser le van. Et coup de bol, il redémarre !

Maintenant, notre mission, si on l’accepte, est de rejoindre la grosse route, de « peaufiner » notre version des faits et de retourner à Alice Springs, à l’agence « Wicked ».
Mais sans pare-brise, et avec un pneu à plat, les 50kms qui nous séparent du camping le plus proche, me parraîssent interminable. Le vent dans les cheveux, le sable dans les yeux et camouflés sous nos duvets, on commence à prendre la situation en dérision… les nerfs lâchent, ... on finit par en rire.

A la « Camel Farm », on essaye de se la jouer misérable, en espérant que les gérants auront pitié, et nous offriront une place de camping gratos et pourquoi pas une douche et un bon repas chaud !! James, un pur cow-boy australien, nous prête une bâche pour couvrir le van et les nombreuses vitres brisées… C’est déjà ça !
Avant la tombée de la nuit, on sort toutes nos affaires, histoire de voir l’étendue des dégats et nettoyer au maximum. Parce qu’avec toute cette poussière rouge, comment nier la route que nous avons prise ?
Après toutes ces émotions, on s’offre une bonne douche, une petite bière au bar… et on fait le point.

Au petit matin, James revient nous voir et nous propose de mettre le van sur son camion pour nous conduire à Alice Springs. Rien ne l’oblige à faire 150 bornes jusqu’à la ville, mais dépanner les accidentés de la route semble être une habitude pour lui… C’est vraiment sympa de sa part, sauf qu’il ne peut pas prendre tout le monde dans son camion. Je pars donc seule avec lui pour pouvoir régler les formalités à Alice Springs, mais laisser Geo et Manon à la ferme, ça ne m’enchante pas vraiment.
Enfin quand il faut…il faut !

Finalement, ces quelques heures avec James et son chien furent assez folklo. Plutôt bourru de prime abord, ce cow-boy s’avère être une vraie piplette. J’ai le droit à toutes les histoires de rodéos du pays, l’énumération de tous les os qu’il s’est fracturé… de son voyage à Paris, en passant par comment il a rencontré sa petite amie Anglaise qui voudrait un gosse…mais que lui, il déteste les gosses, enfin jusqu’à ce qu’ils soient en âge de bosser !
Il a dû roter 20 fois et fumer 40 clopes, mais j’ai bien rigolé !

Pendant ce temps, Manon et Geoffroy interceptent des touristes venus tout droit de Bretagne… qui les ramènent jusqu’à moi. On se retrouve tous au « Wicked », et par chance, on récupère un nouveau van tout de suite…
(quand je dis « chance », je m’abstiens de parler des 2000$ de réparations ! glups)

Afin d’oublier tout ça, on retourne décortiquer quelques cacahuètes au Bojangles. Et demain, cette fois, on compte bien y arriver, à Kings Canyon !

 

 
 
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